dimanche 15 mars 2026

Un roman de chiottes spectaculaire

J’ai toujours un roman dans chacun de mes chiottes.

C’est là que j’y mets les bouquins potentiellement les moins intéressants de mon tas de livres à lire, car a priori, le roman le plus médiocre qu’on puisse posséder sera toujours plus constructif et intéressant que n’importe quel « fil d’actualités » qu’on scrolle généralement quand on est aux cabinets, même si cela suit une certaine logique de faire défiler de la merde en en évacuant.

Bref, trêve de poésie, venons-en à Bernard Minier et à son ouvrage Une putain d’histoire.

Presque 600 pages qui ont fait passer ce bouquin de mes toilettes à ma table de nuit, tant les personnages, l’histoire, les rebondissements difficilement prévisibles (jusqu’à la toute fin du livre) et la qualité de narration de l’auteur atteignent presque un sommet, pas forcément par rapport à Bernard Minier lui-même, mais par rapport à la concurrence sans aucun doute.

Un gamin élevé par deux lesbiennes, un homme politique ambitieux, une boîte de sécurité spécialisée dans la récolte et le traitement de données numériques, un meurtre sur une île, une famille de petits gangsters locaux, et en fil rouge de tout cela donc, un gamin qui cherche le tueur de sa petite amie et qui se cherche lui-même.

Comme le dirait le célèbre critique littéraire Laurent Ruquier, c’est « une belle histoire bien racontée », et pas du tout un livre de chiottes.

Le meilleur roman que j’ai lu ces derniers mois.

On est trimballé d’une révélation l’autre.

A lire !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire